Remco Evenepoel, grand favori pour décrocher un quatrième titre mondial du contre-la-montre à Montréal

Illustration : Remco Evenepoel, grand favori pour décrocher un quatrième titre mondial du contre-la-montre à Montréal

Ce dimanche 20 septembre 2026, à Montréal, Remco Evenepoel s’élancera sur le parcours du contre-la-montre individuel élite hommes des Championnats du Monde de cyclisme. Le Belge, triple champion du monde de la discipline sur trois éditions consécutives, est le grandissime favori pour s’emparer d’un quatrième maillot arc-en-ciel, ce qui ferait de lui le premier coureur de l’histoire à réussir cet exploit sans aucune interruption. Les premiers coureurs partiront à 18 h 45 (heure d’Europe centrale), pour une dernière arrivée estimée à 21 h 15. L’épreuve sera diffusée sur Eurosport Max 1 dès 18 h 35 et sur France 4 dès 18 h 45.

Un parcours de 39,2 km taillé pour les spécialistes

Le tracé montréalais s’étend sur 39,2 kilomètres pour seulement 213 mètres de dénivelé cumulé, soit moins de 6 mètres de variation par kilomètre parcouru, selon velofute.com. Le profil est donc globalement plat, ce qui favorise les rouleurs purs capables de maintenir une puissance élevée sur la durée.

Mais « plat » ne signifie pas « simple ». Le parcours recense pas moins de 39 relances, c’est-à-dire autant de changements de rythme imposés par les virages, les petites montées et les passages techniques du centre-ville. Les six premiers kilomètres sont particulièrement exigeants : virages serrés, une ruelle à 8 % sur une centaine de mètres, une section pavée avec un virage glissant en cas de pluie. La gestion technique de cette première partie sera déterminante.

Passé ce dédale urbain, les coureurs rejoignent les bords du fleuve Saint-Laurent pour un long ruban de bitume où il sera possible de dérouler à pleine puissance. Le tracé inclut ensuite un passage par le circuit Gilles-Villeneuve, symbole de la ville et terrain connu des cyclistes habitués aux épreuves montréalaises, avant un retour vers le centre-ville et la ligne d’arrivée.

Evenepoel seul contre l’histoire

Remco Evenepoel a remporté le titre mondial du contre-la-montre les trois dernières années consécutives. Une quatrième victoire lui permettrait d’égaler le record absolu de la discipline, partagé jusqu’ici par le Suisse Fabian Cancellara et l’Allemand Tony Martin. Mais là où ces deux légendes ont connu au moins une interruption dans leurs séries, Evenepoel serait le premier à enchaîner quatre sacres sans jamais lâcher le maillot arc-en-ciel, rapporte total-velo.com.

À 26 ans, le coureur belge de l’équipe Soudal Quick-Step arrive à Montréal avec un statut d’intouchable sur cette épreuve. Son profil physiologique, sa position aérodynamique et sa capacité à gérer l’effort sur des durées inférieures à l’heure en font le prototype du champion du monde de contre-la-montre moderne.

Des challengers sérieux mais à confirmer

Le plateau 2026 n’est pas dépourvu de concurrents capables de créer la surprise. Selon total-velo.com, trois coureurs sont placés au même niveau de favori qu’Evenepoel par les observateurs :

  • Filippo Ganna, l’Italien de la Ineos Grenadiers, double champion du monde de la discipline en 2020 et 2021. Il n’a plus porté le maillot arc-en-ciel depuis, mais ses performances chronométriques restent parmi les meilleures du peloton mondial.
  • Ethan Hayter, le Britannique, très en vue lors de la dernière Vuelta, ce qui confirme qu’il arrive à Montréal dans une condition physique de premier ordre.
  • Isaac Del Toro, le coureur polyvalent capable de se hisser au sommet dans plusieurs disciplines.

Dans un deuxième groupe, on retrouve le Suisse Stefan Küng, habitué des podiums mondiaux sur cette épreuve, le Suédois Jakob Söderqvist, le Britannique Callum Thornley, et le Mexicain Isaac Del Toro. Côté français, Bruno Armirail et Paul Seixas défendront les couleurs tricolores sans figurer parmi les favoris déclarés.

Ce que la course dira vraiment

Un contre-la-montre, c’est l’épreuve qui ment le moins. Chaque coureur part seul, sans pouvoir s’abriter dans la roue d’un adversaire ni bénéficier de la tactique collective. Le chronomètre enregistre exactement ce que le coureur produit, ni plus ni moins. C’est précisément pour cela qu’Evenepoel y domine : là où d’autres peuvent compenser une lacune par une stratégie de course, le contre-la-montre expose les capacités brutes.

La météo à Montréal et les conditions de la chaussée dans les sections pavées du début du parcours pourraient redistribuer légèrement les cartes, notamment si la pluie s’invite. Le virage glissant signalé au kilomètre 4,4 sera à surveiller de près pour tous les coureurs partant dans les premières positions, qui ne bénéficieront pas du retour des concurrents passés avant eux.

Si les conditions restent sèches, la hiérarchie établie depuis trois ans a toutes les chances de se confirmer. Remco Evenepoel a rarement laissé le doute s’installer longtemps sur ce genre de parcours.