Vente record : la couverture d’« Astérix chez les Bretons » adjugée 1,2 million d’euros à Liège

Illustration : Vente record : la couverture d’« Astérix chez les Bretons » adjugée 1,2 million d’euros à Liège

Une planche historique mise aux enchères ce dimanche

La couverture originale d’« Astérix chez les Bretons » a été adjugée 1 200 000 euros dimanche 13 septembre 2026 à Liège. BD Enchères organisait la vente au Palais des Congrès. L’œuvre, une gouache datée de 1965, était signée et dédicacée par Albert Uderzo à Georges Dargaud. Elle portait le numéro de lot 545.

Une estimation largement dépassée

Les commissaires-priseurs avaient fixé une fourchette officielle entre 150 000 et 200 000 euros. L’adjudication finale a donc multiplié par six le haut de cette fourchette. Selon le site de la maison de ventes, l’enchère la plus élevée atteignait déjà 80 000 euros avant l’ouverture de la séance. La différence entre la dernière offre visible en ligne et le prix final indique que la majeure partie de la hausse s’est jouée en salle ou par téléphone.

L’exposition des 11 et 12 septembre a attiré les amateurs

L’œuvre a été présentée au public les 11 et 12 septembre dans les mêmes locaux. Cette visibilité a permis aux acheteurs potentiels de vérifier l’état de la gouache et la netteté de la dédicace. Les deux jours d’ouverture coïncidaient avec une autre session consacrée à des planches d’Hergé, qui a rapporté 300 000 euros selon Bruxelles City News.

Des précédents qui éclairent l’écart

En 2017, la couverture du « Tour de Gaule d’Astérix » avait atteint 1 449 000 euros frais inclus lors d’une vente à Drouot, dans la collection Pierre Tchernia. En 2014, une planche de garde bleu foncé des éditions Casterman signée Hergé s’était vendue 2,5 millions d’euros chez Artcurial. Ces références montrent que les prix des grands formats originaux d’Uderzo et d’Hergé peuvent dépasser largement les estimations basses quand la provenance et la rareté sont établies.

Qui paie, qui décide

L’acquéreur reste anonyme pour l’instant. Le vendeur, lui aussi non identifié dans les communiqués, a consenti à céder une pièce unique dont la valeur patrimoniale excède largement l’estimation posée par la maison de ventes. Le prix final reflète la rareté de la couverture complète, la signature autographe et la dédicace à l’éditeur historique de la série.

Ce que le prix révèle

L’écart entre l’estimation et l’adjudication indique que le marché des planches originales de bande dessinée belge reste porté par une demande internationale. Les collectionneurs acceptent de payer un multiple de l’estimation quand la pièce est à la fois iconique et bien conservée. La différence représente, pour l’acheteur, le coût d’accès à une image que personne d’autre ne possédera.

Les frais qui s’ajoutent

Le montant de 1 200 000 euros mentionné correspond donc au prix final au marteau et BD enchères prend des frais en sus. Le vendeur percevra une somme nette après déduction des frais de la maison et des éventuelles taxes.