De Ketelaere révèle avoir discuté avec le PSG cet été : « Ils ont finalement choisi Ferran Torres »
Charles De Ketelaere, attaquant belge de l’Atalanta Bergame, a confirmé ce vendredi 25 septembre 2026 dans une interview accordée au quotidien DH Les Sports avoir bien été en discussions avec le Paris Saint-Germain durant le mercato estival. Le club de la capitale française a toutefois finalement opté pour l’Espagnol Ferran Torres, en provenance du FC Barcelone, mettant fin aux espoirs d’un transfert vers la Ligue 1 pour l’international belge de 25 ans.
« Ils ont choisi Ferran Torres » : la confidence de De Ketelaere
La révélation ne vient pas des coulisses du mercato, mais du joueur lui-même. Interrogé sur les possibilités qu’il avait de quitter le club bergamasque cet été, De Ketelaere a été direct : « J’ai discuté avec le PSG, mais ils ont finalement choisi Ferran Torres. »
Une formule lapidaire qui résume un feuilleton de transfert resté jusqu’ici dans l’ombre. Le joueur belge n’a pas cherché à dramatiser ni à afficher de rancœur, confirmant simplement qu’une piste sérieuse avait existé avant de s’éteindre.
Un prix d’environ 50 millions d’euros réclamé par l’Atalanta
Si les discussions n’ont pas abouti, le montant demandé par le club italien a visiblement joué un rôle décisif. Interrogé sur l’existence d’un tarif plancher autour de 50 millions d’euros, De Ketelaere a confirmé que cette estimation correspondait globalement aux exigences de l’Atalanta, selon Mundo Deportivo.
« Oui, je crois que c’était une somme proche de ça. Mais il faut trouver un club prêt à la payer. En Premier League, plusieurs clubs peuvent le faire, mais au final, rien ne s’est concrétisé », a-t-il expliqué.
Ce chiffre éclaire la mécanique du dossier : l’Atalanta, club qui a appris à valoriser ses joueurs grâce à plusieurs saisons de Ligue des champions, n’entendait pas brader l’un de ses éléments les plus en vue. Sans acheteur disposé à franchir ce seuil, le transfert n’avait aucune chance d’exister. Le PSG a manifestement jugé que Ferran Torres représentait une option plus accessible ou plus adaptée à son projet.
De Ketelaere reste donc à Bergame pour cette saison, dans un club où il s’épanouit depuis son arrivée en prêt puis son transfert définitif en provenance de l’AC Milan.
Le souvenir du Milan, une leçon retenue
Le joueur n’hésite pas à évoquer ouvertement la période difficile qu’il a traversée lors de la saison 2022-2023 au Milan AC, où il n’avait pas réussi à s’imposer comme titulaire régulier. Cette expérience lui a manifestement laissé des traces, et pas seulement négatives.
« Je suis content à l’Atalanta. Je sais à quel point il est important d’être titulaire après mon expérience à l’AC Milan. Un jour, j’aimerais me battre pour des titres. J’ai cette ambition, mais j’ai 25 ans et j’ai encore le temps », a-t-il déclaré à DH Les Sports.
La maturité du propos tranche avec l’image d’un joueur qui aurait pu se morfondre après un transfert manqué. De Ketelaere semble avoir intégré que la régularité et la confiance d’un entraîneur valent parfois plus qu’un grand nom sur la feuille de paie.
Les Diables Rouges et le Mondial : « Nous aurions pu y arriver »
L’interview a également été l’occasion pour De Ketelaere d’évoquer la sélection nationale belge et le récent Mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La Belgique, alors dirigée par Rudi Garcia, avait atteint les quarts de finale avant d’être éliminée par l’Espagne sur le score de 2-1, avec un but décisif de Mikel Merino à la 88e minute. De Ketelaere avait marqué l’égalisation temporaire, devenant ainsi le seul joueur adverse à avoir trouvé le chemin des filets espagnols durant toute la compétition, selon Mundo Deportivo. L’Espagne avait ensuite battu la France en demi-finale (2-0) avant de s’imposer en finale contre l’Argentine (1-0, après prolongation).
Le nouveau sélectionneur des Diables Rouges, Mark van Bommel, avait déclaré lors de sa première réunion avec le groupe que la Belgique aurait pu remporter ce Mondial. Une affirmation que De Ketelaere nuance sans la rejeter.
« Oui, nous aurions pu le faire. Je comprends ce qu’il veut dire. Dans le football actuel, les écarts sont minimes. Contre l’Espagne, nous aurions pu forcer les prolongations, et là, on ne sait jamais. Mais il aurait encore fallu gagner deux autres matchs », a-t-il reconnu.
Pour le joueur, ces mots de Van Bommel révèlent surtout l’ambition du nouveau staff pour les prochaines échéances internationales. « Nous ne serons pas favoris contre toutes les équipes, mais nous pourrons faire quelque chose contre n’importe quel adversaire. Vu nos qualités, nous devons viser loin », a-t-il conclu.