Championnats du monde de cyclisme à Montréal : un Belge sur cinq chances de s'imposer ce week-end
Un Belge champion du monde ce week-end ? Les chiffres disent oui, à plus de 20 %
Ce week-end à Montréal, les Championnats du monde de cyclisme sur route 2026 pourraient offrir à la Belgique un titre historique. En cumulant les probabilités attribuées à Remco Evenepoel et à Wout van Aert, les deux représentants belges les mieux classés parmi les favoris, la probabilité globale d’un sacre belge dépasse les 20 %, soit au moins une chance sur cinq. Et si l’on tient compte des autres coureurs du pays, qui conservent eux aussi des opportunités selon les analystes, la barre est légèrement franchie à la hausse.
Evenepoel troisième favori, Van Aert dans l’ombre
Dans le classement des favoris établi avant la course, Remco Evenepoel apparaît en troisième position avec 15 % de chances de remporter le titre. Ses chances de monter sur le podium montent à 45 %, et il a 78 % de probabilités de finir dans le Top 10. Des chiffres solides pour un coureur qui connaît déjà ce que c’est que d’enfiler le maillot arc-en-ciel : il l’a porté en 2022 après sa victoire à Wollongong.
Wout van Aert, lui, figure en sixième position. Ses chances de victoire sont estimées à 5 %, avec 18 % de probabilités de podium et 56 % de figurer dans le Top 10. Un scénario moins évident sur le papier, mais Van Aert a suffisamment souvent renversé les pronostics pour que personne ne l’écarte.
Additionnés, ces deux coureurs représentent à eux seuls 20 % de chances de titre belge. Ajoutez les autres membres de la sélection nationale, qui ne sont pas chiffrés individuellement mais dont les chances ne sont pas nulles, et la probabilité réelle d’un sacre belge ce week-end dépasse ce seuil.
Deux jeunes coureurs devant Evenepoel : un parcours taillé pour les puncheurs
Ce qui rend ce classement particulièrement intéressant, c’est que les deux favoris placés devant Evenepoel sont des étoiles montantes du peloton mondial. Isaac Del Toro, coureur mexicain, est crédité de la deuxième position avec 17 % de chances de victoire, et le Français Paul Seixas de 16 %. Deux profils jeunes et ambitieux, dont la présence en tête des pronostics dit quelque chose sur la nature du parcours montréalais.
Un circuit vallonné et sélectif favorise les grimpeurs-puncheurs, ces coureurs capables de répéter des efforts explosifs dans les côtes sans pour autant être des spécialistes de la haute montagne. C’est précisément le profil d’Evenepoel dans ses meilleurs jours. Si le parcours joue son rôle de filtre, la finale pourrait bien se réduire à un groupe restreint où le Brabançon aurait toutes ses chances.
Montréal et la Belgique : une histoire qui remonte à 1974
Si une victoire belge se concrétisait ce week-end, elle aurait une résonance particulière au-delà du simple résultat sportif. La dernière fois qu’un coureur belge s’est imposé à Montréal lors des Championnats du monde, c’était en 1974. Et ce coureur s’appelait Eddy Merckx.
Cinquante-deux ans séparent ce dimanche de cet exploit. Depuis lors, la Belgique a bien décroché d’autres titres mondiaux sur route : Tom Boonen en 2005, Philippe Gilbert en 2012, et donc Remco Evenepoel en 2022. Mais aucun de ces sacres ne s’est produit sur le circuit québécois. Renouer avec la victoire là où Merckx avait triomphé ajouterait une couche symbolique que les amateurs de cyclisme belge n’auraient probablement aucun mal à apprécier.
Ce que 20 % veulent vraiment dire
Une probabilité de 20 %, c’est confortable pour un titre mondial, et c’est en même temps un rappel que les quatre autres scénarios restent plus probables. Le cyclisme sur route est une discipline où les courses se jouent dans les derniers kilomètres, où un incident mécanique, une chute ou une simple erreur tactique peut effacer des semaines de préparation.
Mais ces chiffres montrent aussi que la Belgique arrive à Montréal avec deux coureurs capables de gagner, pas seulement de bien figurer. C’est une nuance qui compte : beaucoup de nations envoient des équipes pour le Top 10 ou pour servir de force collective. La Belgique, elle, envoie des hommes qui ont leur nom parmi les premiers sur la liste.
Rendez-vous ce week-end sur le circuit montréalais pour savoir si l’histoire retient 1974 et 2026 dans la même phrase.
Source tableau Page Facebook Cycling for Cycling