Starlink gagne du terrain en Belgique, Proximus supprime 1 200 postes

Illustration : Starlink gagne du terrain en Belgique, Proximus supprime 1 200 postes

Douze mille abonnements satellites en un an

Le 11 septembre 2026, sudinfo.be a rapporté que le nombre de clients actifs Starlink en Belgique est passé d’environ 5 000 à près de 12 000 en douze mois. Les deux profils identifiés sont les ménages situés dans des zones sans couverture fixe et les télétravailleurs qui exigent une connexion stable. Les tarifs sont de 29 € par mois pour 100 Mbit/s, 49 € pour 200 Mbit/s et 69 € pour l’offre illimitée, le terminal étant fourni gratuitement avec un an d’engagement.

L’État actionnaire majoritaire

L’État belge détient 53,5 % de Proximus. La valeur de cette participation a diminué de 2,53 milliards d’euros au cours des dix dernières années, Proximus ayant perdu 73 % de sa capitalisation boursière pendant la même période.

Les suppressions d’emplois et la baisse du dividende

Trends.levif.be a publié que Proximus a annoncé la suppression de 1 200 postes et la réduction du dividende 2026 à 0,30 euro par action. L’opérateur anticipe une chute de 32 % des résultats de son pôle international. Après cette annonce, le titre a reculé de plus de 15 %.

Le prix comme signal

Proximus propose une offre à 39,99 €, 100 Mbps vitesse de téléchargement max. 20 Mbps vitesse d’envoi max. Volume internet: 200 GB tandis que l’abonnement Starlink Résidentiel – 100 Mbit/s à 35 € a des Données illimitées. L’écart de prix a coïncidé avec l’arrivée de 7 000 nouveaux abonnés satellite entre juillet 2025 et juillet 2026.

Qui paie les pertes

Les contribuables sont exposés par la participation de l’État. Quand la valeur de l’action baisse, la perte comptable est supportée par l’ensemble des contribuables belges, et non seulement par les actionnaires privés.

Les choix des clients

Les ménages qui souscrivent Starlink paient directement le service et peuvent le résilier à l’échéance. Les clients de Proximus financent, via leurs impôts, la détention publique de l’opérateur, que celui-ci gagne ou perde des parts de marché.

La décision de l’État

L’État belge a conservé sa majorité dans Proximus pendant dix ans. La perte de 2,53 milliards d’euros sur cette période montre que la détention publique n’a pas protégé la valeur de l’entreprise ni les emplois qui y sont attachés.

Ce qui pourrait changer

Si l’État cédait sa participation, les baisses futures du cours de bourse n’appauvriraient plus les contribuables. Les nouveaux actionnaires porteraient le risque et les clients resteraient libres de choisir entre les offres disponibles.